Rue Daguerre
La rue piétonne des gourmands : primeurs, fromagers, cavistes, terrasses. Un marché à ciel ouvert tous les jours.

Un village dans la ville. Cinq minutes du métro. Vingt minutes de tout.

Parmi les villages dont Paris est constitué, celui de Plaisance, aux marges de Montparnasse, n'est pas le plus connu, et c'est sans doute pour cela qu'il a gardé son âme. Ancien faubourg ouvrier annexé à Paris en 1860, il cultive encore aujourd'hui une identité populaire et frondeuse : des ateliers d'artistes derrière des portes cochères, des rues pavées qui sentent le pain chaud, des terrasses où l'on s'attarde, et des cafés où le patron vous reconnaît au troisième matin. Loin des foules de la rive droite, à dix minutes de Montparnasse, le 14ᵉ vit à son rythme, celui des Parisiens qui y habitent vraiment.

Métro Plaisance (ligne 13) à 5 minutes à pied, qui file vers Saint-Lazare, les Champs et Montmartre. Tram T3a pour la ceinture sud. Trois stations Vélib à moins de 100 m. Bus 58, 62, 95 à la porte. Et la gare Montparnasse à dix minutes pour les week-ends en province.
Une boucle d'une heure pour saisir l'âme du quartier. On part de la place de Séoul, on remonte vers Notre-Dame-du-Travail, on flâne rue des Thermopyles, et l'on finit place de Catalogne, devant les colonnades de Bofill.
Le geste post-moderne de Ricardo Bofill : colonnes, escaliers et façades théâtrales, au cœur du grand projet Maine-Montparnasse des années 70-80.
L'une des églises les plus étonnantes de Paris : une nef de fer rivetée comme une halle industrielle, hommage aux ouvriers qui bâtirent l'Exposition universelle de 1900.
Modèle d'habitat social du XIXᵉ : cours intérieures, ateliers, logements modestes, une utopie discrète qui a traversé le siècle.
Une enclave verdoyante, pavée, suspendue hors du temps. Glycines, lierres, ateliers d'artistes : le village dans le village.
L'autre grande composition de Bofill : un cirque de pierre claire, fontaine en miroir, ouvert sur le ciel du sud parisien.
À pied, en quelques minutes, on bascule d'une atmosphère à l'autre. Marchés, parcs, théâtres, lieux de mémoire : voici les escales qu'on recommande.
La rue piétonne des gourmands : primeurs, fromagers, cavistes, terrasses. Un marché à ciel ouvert tous les jours.
Six millions d'âmes alignées sous nos pieds, à dix minutes de la porte. Vertigineux, silencieux, inoubliable.
Le grand poumon vert du sud parisien. Lac, cygnes, pelouses inclinées, joggeurs au lever du jour.
Un campus-monde de 40 pavillons d'architectes, de la Maison du Brésil de Le Corbusier au Collège d'Espagne. À traverser absolument.
L'ancienne rue des plaisirs : Bobino, le Théâtre Montparnasse, le Rive Gauche. Un Paris de cabarets qui résiste encore.
Sartre et Beauvoir, Baudelaire, Gainsbourg, Duras, Cortázar. Une promenade littéraire, allée par allée.
Anciennes halles aux chevaux, vignes, marché du livre ancien le week-end. L'esprit Brassens, en plein air.
L'avenue du Général-Leclerc, ses brasseries, son église Saint-Pierre, et le Paris bourgeois qui descend vers la porte d'Orléans.



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